Nous avons choisi de tenir le Congrès annuel de l’Union des Ingénieurs
du Conservatoire National des Arts et Métiers (Unicnam) à Istres, afin de
valoriser la nouvelle implantation de l’antenne du CNAM sur le territoire
d’Ouest Provence", souligne André Hugues, président de la fédération des anciens du Cnam.
Demain, toute la journée à la salle des rencontres du CEC, une soixantaine de congressistes ainsi que des enseignants, assisteront à
un groupe de travail sur la constitution des réseaux professionnels
et une table ronde sur "la prise en compte du développement durable
dans l’exercice du métier d’ingénieur".
Le Grenelle de l’environnement, c’est aussi un projet auquel veulent adhérer à leur manière les ingénieurs du CNAM. "Par l’organisation d’un débat autour de la nécessaire question environnementale dans l’élaboration du cursus des ingénieurs, nous voulons déranger, pourquoi pas même choquer un peu, observe André Hugues.
Nous sommes de plus en plus nombreux à soutenir que les ingénieurs doivent intégrer le développement durable dès l’avant-projet de leur production".
Une démarche encore trop rare au goût de certains. "Il est de tradition de ne traiter cette question environnementale qu’après coup. Une fois que le mal est fait. Dans des services annexes qui n’ont pas de réelles actions en amont de la production". Un discours qui sonne juste sur un territoire économique et industriel très développé, où d’importants problèmes environnementaux se posent.
"Nous souhaitons voir les jeunes ingénieurs adopter une nouvelle démarche, poursuit André Hugues.
L’ingénieur d’avant-projet doit rester un grand scientifique pour prendre en compte tous les paramètres de la production et éviter ainsi de nouvelles crises à venir".
Un discours précurseur que celui de l’Unicnam ? "La problématique que nous avons choisie rebondie en fait sur celle qu’a adoptée le Conseil national des ingénieurs et scientifiques qui se tiendra au Sénat le 8octobre prochain : Après la crise, un monde d’ingénieurs ?. Nous
traversons une crise écologique que personne ne peut maintenant nier. Les ingénieurs ne doivent plus seulement penser à gagner de l’argent.
Nous n’avons plus le droit de nous tromper et notre formation doit nous inciter à ce changement".
Par Anne Pelletier
istres@laprovence-presse.fr
Article complet dans son contexte en pièce jointe